Exclu: You Said Strange sort la session live de son nouveau titre « The Way to the Holy War » + Interview

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Parmi leurs résolutions pour 2017, les membres de You Said Strange se sont sans doute promis de devenir un des groupes importants de la scène française rock. Alors que leur rock psyché toujours en tension, à la recherche d’un expérience proche du sacré leur avait déjà permis d’être repéré comme un des groupes à suivre dans cette nébuleuse psyché, l’album qu’ils ont prévu d’enregistrer au printemps à Portland avec Peter Holmström servira sans nulle doute de révélation.

Juste avant, les normands vont parcourir l’Europe afin de transmettre leurs bonnes paroles aux terres d’Italie et d’Espagne et finiront leur tournée en participant au Paris International of Psychedelic Music pour la soirée de clôture avec les Dandy Warhols le 05 mars prochain.

Heureusement, nous n’aurons pas à attendre jusqu’à cette date pour les entendre puisqu’ils nous livrent dès aujourd’hui la session live de leur nouveau titre The Way of the Holy War tournée en prise de son direct au studio Capitola par David Vallet, clip qui permet de deviner l’intensité du groupe sur scène.

A l’occasion de l’exclu sur leur clip, le groupe a répondu à quelques questions afin que nous puissions en savoir plus sur leur actualité et leur vision du psychédélisme.

1- Comment s’est formé You Said Strange ?

Il y a un bon moment déjà. Ça date du collège. Matthieu et Eliot s’étaient rencontrés à une des premières éditions de Rock in the Barn. Ça a commencé par des reprises évidemment, puis les compos sont venues. Une première démo + 2 EP produits avec Stanley Belton de Black Market Karma en 2015 et 2016. 2017, il est temps de passer à l’album.

2- Vous allez enregistrer votre premier album. Reprendra-t-il des morceaux sortis déjà en EP ou marquera-t-il une évolution ? Pourquoi avoir choisi de l’enregistrer avec Peter Holmström ?

A vrai dire on est encore sur le choix des morceaux. Il est quasiment certain qu’un ou deux titres des EP figureront dans l’album, mais cela dépend de la cohérence évidemment. Et oui l’album marquera une forte évolution déjà perceptible dans nos concerts de cette année. 50 dates de la Pologne au Portugal en passant par l’Italie forcement tu renouvelle ton set. On a beaucoup écrit entre les dates finalement afin que tout cela ne s’essouffle pas. On met des morceaux de coté, on les rejoue quelques mois plus tard et il y a des incontournables qu’on ne peut pas effacer. Disons que la tournée façonne pas mal la tronche qu’aura notre album.

En ce qui concerne la 3ème question nous avons eu la chance d’assurer les premières parties de The Dandy Warhols sur 5 dates françaises en mars 2015. Ce groupe a toujours fait partie de nos influences et on a jamais cru à leur diabolisation dans « Dig ! », En gros les BJM sont les génies bordéliques et Les Dandy sont les vendus. Bref on a toujours rêvé de travailler avec une de nos influences fortes. On avait vécu une semaine avec les Dandy, la glace était brisée, ça ne mangeait pas de pain de leur demander. 1 an après la tournée, dans les loges de leur concert lillois nous avons demandé cash à Peter si il voulait être directeur artistique de notre premier album, il a accepté sur le champ disant que l’opération risquerait d’être fort amusante. Faire un album avec une de vos idoles, au delà du coté musical, cela relève de l’experience de vie, le simple fait de pouvoir enregistrer des morceaux avec quelqu’un qui accompagne vos trajets vers le lycée est une sorte de jubilation, d’accomplissement et de vengeance personnelle envers l’école (rires). Non plus sérieusement nous sommes fans de la fine part shoegaze que les Dandy ont su donner à leurs composition tout en gardant le coté classe et mélodieux. Nous sommes très fiers et très heureux de ce qui nous arrive. On auto-produit l’album et lançons un financement participatif sur le net la semaine prochaine.

3- Votre dernier titre « The Way to the Holy War (Jesus) » est plus long que vos autres morceaux, avec une énergie plus proche du live. Marque-il une étape dans votre parcours ? Pourquoi l’avez-vous enregistré séparément ?

On aime vraiment ce titre, c’était 12 minutes ou rien. On l’a composé dans les montagnes de l’arrière pays Niçois à Clans. On voulait que le titre sorte isolé. Qu’il soit découvert avec rien d’autre autour, que les gens se focalisent dessus. Il sort seul comme nous avons pu l’être en l’écrivant et en l’enregistrant d’ailleurs ! Le rec s’est fait au mois de décembre au Capitola Studio de Nico Brusq dans La Creuse. Une sacrée expérience, 80% du titre est en live, (la vidéo c’est 100% en revanche) c’était un chalenge intéressant, tout doit être bon, être ensemble et au final c’est ce qui fonctionne le mieux chez nous.

4- Le titre de ce single fait référence à la guerre sainte. Est-ce une référence au climat politique actuel ?

On peut le prendre comme ça.

Disons qu’on a toujours eu un attrait pour les titres « sacré ». Lord can you hear me ? de Jason Pierce, Oh Lord des BJM ou encore Amen Amin de Faiz Ali Faiz, une vidéo qui tourne sur toutes nos soirées. Le maître du Kawali chante avec un groupe de Gospel lors d’un concert exceptionnel à Nice. Amin et Amen se rejoignent, 2 mots conclusifs religieux, l’un à la fin de la première sourate et l’autre en fin de toute prière chrétienne qui se respecte. En l’espace de 12 minutes. (Le format de prédilection pour le Kawali c’est entre 11 et 12 min), la chanson unit les spiritualités de manière évidente. Disons qu’aborder un morceau aux résonances Gospel sur ce minutage sacré c’est notre façon de lier les choses….

Au final on sait bien que le climat politique actuel n’est pas religieux, tout cela n’est qu’un leur.

Les hautes spheres multinationales se frottent les mains face a ces séparations religieuses. Les guerres actuelles ne sont en aucun cas spirituelles, elles sont pour les énergies fossiles les gazoducs et oléoducs qui transpercent de toute part le Moyen-Orient.

5- Quels sont les groupes actuels dont vous sentez-vous proches et ceux que vous aimez écouter?

Physiquement et historiquement, on se sent évidemment proches de Black Market Karma, Dead Horse One se sont nos amis, on tourne souvent avec eux, on adore les écouter quand ils ne sont pas là. (rires)

Sinon on écoute beaucoup de choses. Par exemple les dernières sorties de King Gizzard sont géniales. Du Dead Rabbits, MacDemarco, The Lemon Twigs, Sonic Boom, TAU, il y a un album de Follakzoid qui tourne pas mal à la maison en ce moment…

6- Que recherchez-vous dans le psychédélisme ?

« Vous avez 4 heures »

7- Qu’est-ce que le psychédélisme selon vous ? définiriez-vous la musique psychédélique? Pour la musique en particulier, quels sont les groupes qui l’incarnent le plus (groupes des années 60-70 ou groupes contemporains )? Quelle place donnez-vous à des groupes comme les Black Angels ou les Brian Jonestown ? Pour vous la convergence entre psyché et shoegaze est-elle une évidence ?

Large question. On a tous notre propre définition du psyché non ? On se souvient de cette question posée à Alex Mass lors d’une conférence au Jokers Pub à Angers lors du dernier Levitation. Il disait que c’était super subjectif et que finalement on peut trouver une part de psyché dans ce que l’on veut. Le psyché transcende, tout ce qui nous transcende à une part de psyché, ça rentre en tête, ça titille le cerveau, ça interpelle, ça reste. De Spacemen 3 à My Bloody Valentine, des Dead Skeletons à Black Ryder, la liste est ultra longue. Pour nous ça peut de la Folk ambiant à du Kawali en passant par de la grosse trans qui tache. (Titre).

On passe forcément par les Black Angels un moment ou un autre, et puis ils ont leur propre festival ça nous fait un point en commun (rires). Même si Anton Newcombe le sait un peu trop les BJM sont les vraies têtes de gondoles actuelles et puis il y a toujours cette patte que l’on reconnaît à travers cette diversité et productivité d’albums. C’est magique. Le fait qu’il ait quitté sa terre natale pour un exil on ne peut plus volontaire à Berlin souligne cette liberté que l’on constate sur scène. Ce coté « Je fais ma musique librement et je vous emmerde » séduit beaucoup . Peu importe la manière dont ça sonnera en façade tant que ça sonne dans ses retours c’est bon. C’est peut-être lui qui incarne le mieux la subjectivité du psyché, l’important c’est que ça sonne pour soi.

8- Comment expliquez-vous le renouveau du psychédélisme depuis les années 90, renouveau qui s’est accéléré depuis quelques années en France par exemple, vous-mêmes contribuant à ce renouveau avec le festival Rock In the Barn ?

Beaucoup disent que la musique populaire est une sorte de boucle qui se répète sans cesse. Ce style se défend parmi tous les autres. Je pense qu’en 2017 niveau Rock n Roll quasiment tous les styles ont été visités, c’est très dur de sortir quelque chose de 100% neuf. Si on additionne cela à l’accroissement du nombre de groupes, aux mentalités qui changent, à internet qui favorise les échanges et les mixages d’influences on peut dire que tous les styles explosent en même temps aujourd’hui. Il n’y a pas de mode comme chaque décennie a pu connaître. Tous les styles du monde ont leurs têtes d’affiches, leurs mouvances et chaque scène pointue à son public à travers le globe. J’ai l’impression que tous les styles visités et revisités depuis les 50’s refont surface aujourd’hui, forcément le psychédélisme n’échappe pas à la règle.

Avec Rock in the Barn on a vraiment attaqué l’angle psyché en 2015, non pas par mode mais parce que nos gouts ont évolués et que partager ce que l’on aime écouter a toujours été le maitre mot.

9- Le pProcessed with MOLDIVsychédélisme des années 60-70 et celui qui revient aujourd’hui sont liés à une incertitude économique et politique, même si le climat de années 60 avait un aspect plus euphorique en partie lié au boom économique de l’après-guerre. Est-ce plus qu’une coïncidence? Qu’est-ce que le psychédélisme dévoile sur notre époque?

Comme dit dans la réponse précédente on ne pense pas que les gens écoutent plus de psyché qu’autre chose, il y a des gens qui en écoutent d’autre pas, Il n’y plus de modes musicales à notre époque. De plus, les incertitudes économiques et politiques ont toujours existé. Notre lien à la musique a sa particularité aujourd’hui : On en consomme beaucoup, ça peut avoir un coté chouette, la découverte est quotidienne, mais on la jette facilement. On passe 30 secondes de ce titre là, 1 min de l’autre, si ça plait pas on zappe, bref cette tendance est un reflet de notre monde en général. Le psyché presque pieds et poings liés au milieu indé voire de niche offre une image de temps figé grâce notamment à son format d’écoute de prédilection : Le Vinyle. Ce dernier a toujours survécu dans le milieu des groupes indés. Sur notre époque je dirais que le psyché lié indiscutablement au vinyle tend à ralentir les choses à faire prendre le temps lors d’une écoute, à accepter l’ordre des morceaux, (pas de playlist) à écouter d’une traite un album, à simplement apprécier le moment. Quand le commun des mortels aura compris ce respect pour l’art le plus populaire de la planète, on aura gagné beaucoup de choses mine de rien car prendre le temps dans notre société ça devient rare.

 

Prochains concert de You Said Strange:

 

01/02 : Bienne – Le Salopard (CH)

02/02 : Perugia – Marla (IT)

03/02 : Tarquinia – Boa Sorte (IT)

04/02 : Teramo – L’Officina (IT)

05/02 : Arezzo – Pastificio elettrico (IT)

06/02 : Cremona – Antica Osteria Del Fico (IT)

07/02 : TBA

08/02 : Trento – L’Arsenale (IT)

09/02 : Domodossola – La Loggia Del Leopardo (IT)

10/02 : Puget-Sur-Argens – Le Rat’s (FR)

11/02 : Nice – La Friche (FR)

17/02 : Madrid – La Cuerva Del Copernico (ES)

18/02 : Barcelona – Sala Apolo (ES)

19/02 : Bilbao – Bermeo (ES)

 

05/03 : PARIS PSYCH FEST // La Cigale

 

Crédit photo: Lao Segur

Interview Joel Gion [ Une leçon de psychédélisme 54 ]

Joel Gion 2 - photo credit Alex Hurst

Three years after his first solo album, Joel Gion left again The Brian Jonestown Massacre. One discovers there still a sensibility long hidden by its role of exuberant percussionist. The album planned for spring will present a more atmospheric psychedelia than the previous one, although the first single Tomorrow shows that the indie-rock side will not be forgotten.

1-Your first album has revealed you as a composer-performer. Why have you waited so long to start this solo career? And why did you feel the need to have your own musical universe?

When I first joined BJM there was more of a group approach to the band but over the years it has gradually become a more singular vision for Anton I think somewhat due to the geographical restraints of BJM members living in different parts of the world. He’s obviously more than got it covered but this created a void for me and in time it then become more and more important for me to to make my own way. The best part is I now have both projects to be involved with.

2- Your album assumes a classicism towards psychedelia, perhaps even more than the Brian Jonestown Massacre. Is it voluntary? Will your second album continue in the same direction?

This album is shaping up to be a little softer, groovier and more atmospheric. Music for the night, which is in contrast to the single I’ve just released. I have more than enough songs so I’m trying to decide if I’m going to trim off the party music in order to keep it more thematic. So that the album isn’t too schizophrenic, but then maybe it’s better that way. More real to life I’m sure.

3- The Brian Jonestown Massacre is a very prolific group and you still have time to make a solo career. Do you need to fill your life with music?

I do. When I’m not working on something music related I’m playing vinyl, watching old movies or reading books about both of those things. A life with a soundtrack is a cinematic one and most suitable to dreamers. If they are playing really wrong music in a bar I have to leave. It’s not in the script!

4- You began your career in the 1990s. What differences do you see between the neo-psyche of this era and the current groups?

There are more interesting bands these days, but it was more of a statement to do psych music back in the ’90’s. It was the time of grunge. When we played shows I would see people in the audience confused and scratching they’re heads while we played. They couldn’t figure out why a guy would be there playing a tambourine. I guess they still do that now haha. It’s very hard to be in a new band these days. There is before streaming and after streaming. An Indie Psych record that comes out today is far less likely to sell physically compared to a « classic » record. People just stream it most of the time. The worldwide growing vinyl sales are concentrated on older music. It’s a shame but it’s common for a band that can sell out 300 seat venues to not be able to sell enough records to make any money to keep making records. It’s not a positive trend for the future.

5- What is psychedelia for you ? Is it only a music genre ? And can we give a single definition?

Psychedelia to me is anything that takes you away from here – if done right all the way from here. It doesn’t matter what it is.

6- Psychedelia of 60-70 years and the one that returns today are related to economic and political uncertainty. Is it more than coincidence? What psychedelia shows of our time?

It’s true but a big difference from back in the 60’s is bands are not being political with their music today. It’s a sense of self affirmation to post on Face Book that you don’t like

something but that doesn’t really do anything other than confirm with other people that agree with you that you are agreed. This isn’t as big of a problem in France where people are quicker to take to the streets and protest injustices.

7- psychedelia has always tried to provide other forms of vision or sensation, which visions or sensations that you would like to bring to your audience?

Hopefully a sense of freedom of individuality. That’s my code and that’s my message. Do your own thing and dig it.

Interview The Mushroom Club [ Une leçon de psychédélisme 53 ] English version

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A few months from the release of their album, the Scots of The Mushroom Club present us a psychedelia mixing a rhythm close to rock’n roll and reverb at will. The perfect ingredients an initiatory journey.

1- How was formed The Mushroom Club?

The Mushroom Club was born in the summer of 2012 when the 1st batch of sounds and songs were put together by Paul Mccabe (sonic shroom). Then during recording sessions of the EP1 Blair Miller became involved. Due to the success of Ep1 Seb Jonson joined on drums for recordings and shows and later Stevie Kearns joined (Rhythm guitar) and Grant Cowie (bass) joined the band for a short period to help with our 1st live shows then more recent we brought in Kenny Paterson (Bass) for recordings and live shows. Also on occasion we have Blairs brother Craig Miller (keyboards) come and do shows which gives another demention to our sound a provides a different experience for the audience.

2- Why did you called Mushroom. Is this a reference to hallucinogenic drugs ? Is it important in your music?

Yeah The name The Mushroom Club is a drug reference. Like Magic mushrooms we will take you on a journey and hopefully open and blow your mind.

3- What are the themes that inspire you the most when you make music ?

We are heavily influenced by many things such as the things that surround us, art, film, literature, drugs, friends and family and people that we meet on our journey through life. We have so many musical influences it would be hard to name them all but here are some of the bands. The Who, The Kinks, The Beatles, Bob Dylan, The Rolling Stones, the velvet underground Pink Floyd, Syd Barrett, 13th floor elevators, the clash, The Jesus And The Marychain, spacemen 3, Joy division, the stone roses the verve, the Brian Jonestown massacre, The Black Angels, The La’s, Primal scream.

4- What current bands do you feel close and which ones you like listening ?
We get offered lots of shows all over Uk and europe and have met lots of great bands and people. We wont usually commit to playing any shows/festivals unless the line up is bands that we listen too or new bands we like but their are lots of good promotors around who are now our friends and offer us shows they know we would be intrested in being part of. So far we have played with bands like Dead Meadow, christian bland and revelators, Cult of Domkeller and New Candys.

5- Have you nearly finished recording your first album ? Which studio did you collaborate ?

The album is still being recorded we still have few more sessions to do with some new tracks. So far its been recorded at Fool on the hill studios, Moorfoot Manor and pirate punk studios. We plan to release it in 2017 and to do a tour.

6- How would you define psychedelic music? Which groups who embodies the most? What place give you to bands like Black Angels, Brian Jonestown Massacre who launched psychelism revival ?

I think psychedelic music is made to enhance the experience of mind altering drugs or to emulate that feeling. I also think it links art and film and light and brings creative and likeminded people together to provide an experience unlike other music. I would say bands from the 60’s kicked of the psychedelic scene but i don’t think its ever went away i think its just became more popular at certain times over the years. I would say The Brian Jonestown Massacre are great band a favourite amongst our band they have lots of the same influences as we do and they are a band we have seen live on many occasion and i personally think anton is genius. we’ve been listening to them since the 90’s they are not a new band to us they are just getting recognition for all the hard work anton and his friends have done over the years. I think they have influenced so many bands. The Black angels are another band that we really like. we got to support the guitarists side project Christian bland and the revelators when he last came to glasgow. Which was very cool . I think both of these bands have created a scene with the psych fests and channels like deadtv.

7- Psychedelia of 60-70 years and the one that returns today are related to economic and political uncertainty. Is it more than coincidence? What psychedelia shows of our time?

i don’t think psychedelic music has returned as it never went away its just become more popular due to the current economic and political uncertainty where people look for escapism to take them away from their daily existence. I also believe the internet/social media has brought a lot of these underground bands to the fore front and bands such as bjm spacemen 3 etc are gaining bigger followings and becoming more popular. I think their is lots of good gigs happening with festivals popping all over the place and due to the online presence a psychedelic community has emerged with lots of people getting involved by posting songs/videos and rereleasing albums from the past that never got attention 1st time round or releasing material from relatively unknown new bands.

8- Psychedelia has always tried to provide other forms of vision or sensation, which visions or sensations that you would like to bring to your audience?

when we play live we like to create an atmosphere using things such as light shows and old techniques from past like we sometimes bring in the guys from melt trip who do oil lighting effect to go with our music and take people on a journey from the start to the end and provide a good experience for the listener.

Live-report Abschaum / The Vacant Lots ( La Mécanique Ondulatoire ) – 22 Novembre 2016

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Soirée sous le signe du synthétiseur à la Méca organisée par Hidden Frequencies, collectif parisien et rennais qui organise de plus en plus de petites dates psyché bien sympa.

Abschaum projet lyonnais emmené par Chris (Prypiat, Human Pest) ouvre les hostilités avec une formation en trio : guitare/voix, synthé, batterie. Le groupe est fortement influencé par le krautrock des années 70, Neu ! et Can en tête. Cela se ressent d’autant plus en live ou les morceaux sont étirés plus que des raisons avec de longues introductions. Pour 40 minutes de set on aura donc le droit à 3 morceaux (en moyenne 13 minutes par morceaux pour les nuls en math).

Si la formule « gros synthé » du groupe est déjà entendue, elle reste efficace et emmène en voyage cosmique tous les amoureux du genre présent ce soir-là. Abschaum arrive aussi à ajouter une petite touche personnelle à son univers avec deux morceaux chantés en français. Un effort assez rare pour être souligné, surtout que ça fonctionne très bien !

Le duo de The Vacant Lots (Jared Artaud / Brian MacFadyen) prend ensuite la relève. Le synthé est toujours à l’honneur mais on s’éloigne du kraut pour lorgner vers la new-wave façon Alan Vega. Là encore le genre n’est pas révolutionné mais la musique du groupe fonctionne très bien. Les premiers rangs de la Méca ne tardant pas à remuer au rythme des riffs de synthés.

Pearblossom Highway [ Une leçon de psychédélisme 52 ]

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La scène psyché toulousaine n’a plus à prouver sa vitalité. De Sound Sweet Sound au Rusty Bells, on retrouve le même souci de cultiver cet héritage issu des sixties sans jamais se contenter de répéter les mêmes recettes. Depuis quatre ans, Pearblossom Highway s’est donné la même rigueur. Cultivant un psychédélisme aux teintes sombres, le groupe a trouvé sa voie au fil des EP, allant d’un son proche de celui des Black Angels à une approche plus radicale, aux confins du stoner et du métal. En attendant le prochain EP qui sortira dès janvier, le groupe nous livre le clip de Drone Eye issu de ce même EP. Visuellement, le clip épouse parfaitement l’univers musical du groupe, poussant même le rapprochement même davantage avec l’univers métal.

1- Depuis votre formation en 2012, vous avez sorti deux EP. Quels sont les moments forts de ce parcours ? Quels sont vos projets en cours ?

Depuis notre formation, je pense que chaque concert à été un moment fort de la vie du groupe, peut-être plus particulièrement certains concert à la Dynamo ou au Connexion grâce à des associations qui nous ont fait confiance dès le début, ce qui nous a particulièrement fait plaisir !

Concernant nos projets en cours, nous avons produit un nouveau 4 titres qui a été enregistré en décembre 2016, ce qui nous permettra de reprendre la scène.

2- Pourquoi avez-vous choisi de prendre le nom d’une autoroute de la Californie. Est-ce un clin d’œil à un des lieux symboliques du psyché, ou l’évocation du voyage, de l’errance ?

C’est à peu près ça, nous avons choisi ce nom en référence à un Tableau de David Hockney, un artiste Anglais, qui s’intitule en effet, Pearblossom Highway. Il fait partie d’une série qu’il a réalisée lors d’un voyage dans l’ouest des Etats-Unis. Nous avons voulu retenir cet horizon qui nous absorbe et cet arrêt brutal par le STOP Ahead, le fractionnement, la reconstruction d’une réalité, sans respect de la perspective.

3- Quels sont les thèmes qui vous inspirent lorsque vous composez ? Votre psyché est assez sombre, plus proche de la psyché anglaise actuelle que américaine finalement. Est-ce une atmosphère que vous voulez transmettre ?

C’est certain que l’atmosphère de la plupart de nos compositions est assez sombre, parfois oppressante. C’est notre univers, celui dans lequel on évolue. Ce n’est pas calculé mais c’est indéniable et assumé.

Nos thèmes sont assez contemporains au final, même si on parle d’art, de lumière, on aborde le plus souvent des thèmes assez réalistes, inspirés de nos vies comme le travail, des portraits acides de nos contemporains. On cherche à exprimer ce que l’on vit, ce que l’on ressent au final, et parfois partager nos points de vues distordus sur un monde qui va bringuebalant, ironiquement ou sensiblement, ça dépend des titres.
C’est vrai que l’on va pouvoir trouver des choses assez froides et incisives, que l’on retrouve dans la Psyché Anglaise, même si l’on retrouve aussi outre atlantique des groupes qui ont un Rock très acide et sombre.

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4- Si on compare votre musique au groupe psyché des années 60-70-80, on a l’impression que ce n’est plus tout à fait la même chose, le stoner, la noise sont passés par là. Pourtant c’est toujours l’étiquette psyché que vous mettez en avant ? Comment expliquez cette capacité du psyché à assimiler d’autres genres et pourquoi beaucoup de groupes comme vous choisissent de mettre en avant le psyché malgré la multiplicité d’influence ?

Je crois que depuis trois ans nous avons eu différentes étiquettes accolées au groupe sur les différentes pages, Psyché, alternatif, …. Il nous semble que l’on fait juste du Rock, après si certains y perçoivent des touches Noise, ShoeGaze, stoner, Grunge, Post Punk, Psyché, … ça nous va.

Ensuite, nous avons pu profiter d’une dynamique autour du Rock Psyché dans notre ville de Toulouse, et il suffit peut être maintenant de mettre une tonne de reverb pour être classé Rock Psyché, on a du coup un genre bien large, le Rock Psyché qui va englober la Folk, Le folk-Rock, Le stoner, le Noise Rock… Et il se trouve que l’on va puiser nos influences dans beaucoup de ces styles là, Quelle étiquette serait adéquate ? C’est peut-être là le nœud du problème, l’étiquette. Il est aussi possible que certaines musiques soient difficilement classables dans un genre particulier, des fois, ça déborde.

5- Quels sont les groupes actuels dont vous sentez-vous proches et ceux qui vous aimez écouter?

On nous a longtemps fait part de points communs entre la texture de notre son et celui des Black Angels, c’est vrai que l’on était très fan de leurs deux premiers albums, on a même entendu des gens nous rapprocher des Doors, peut-être à cause de la voix de notre chanteur, c’est flatteur ! On a une immense admiration pour ces groupes mais même si l’on peut faire certains rapprochements, il nous semble que la proximité est de moins en moins évidente.

En ce moment, on écoute à peu près tous A Place to Bury Strangers, leur dernier album Transfixiation est impressionnant ! Certains d’entre nous écoutent pas mal de Garage, Ty Segall, d’autres ont constamment dans leur playslist le Velvet Underground ou encore Nick Cave ! C’est très éclectique en somme.
En plus, on a la chance de voir se produire sur les scènes Toulousaines, des groupes comme les Night Beats, The Cosmic dead, The Moaning cities, Go!Zilla, Christian Bland…on en passe et des meilleurs ! On ne va pas dire que l’on se sent très proches de leur musique mais on partage avec eux un certain nombre de choses, dans leur son, ou leur façon d’appréhender la musique.

6- Que recherchez-vous dans le psychédélisme ?

On ne recherche rien de particulier dans le psychédélisme, c’est un outil, une teinte de notre palette musicale, nous sommes amoureux de sons Rock Psyché, du blues Rock au Krautrock et des années 70 jusqu’à aujourd’hui, il nous semble que le Psych Rock est multiforme, selon les temps, les époques. Nous plongeons nos racines dans ces univers, c’est certain, nous en sommes quelque part le produit, mais de façon inconsciente, on ne cherche pas à coller au genre, à ressembler à d’autres musiques, on essaie de faire la nôtre à notre époque, dans notre monde avec ce que l’on est.

7 – Comment définiriez-vous la musique psychédélique? Quels sont les groupes qui l’incarne le plus ( groupes des années 60-70 ou groupes contemporains )?

On parlera plutôt du Rock Psychédélique, on est moins branché sur la Psytrans, ou d’autres musiques Psychédéliques qui ont émergées dans les années 60, mais comme on le disait auparavant, le Rock Psyché n’est qu’une manifestation d’un mouvement culturel plus large, il participe à ce mouvement de contre-culture qui s’est construit à l’époque; la contestation d’un ordre établi, la libération des corps dans une société patriarcale et puritaine, le rejet des politiques menées, la guerre du Vietnam, l’opposition Est/Ouest, bref, tout un background propice à une créativité débridée, contestataire à la recherche d’autres formes d’expression, d’autres univers d’évolution.

On y trouve les plans les plus excentriques, imaginatifs que le Rock ait jamais portés depuis sa naissance, stimulé il est vrai par l’absorption massives de produits stupéfiants.
Nous ne savons pas si des groupes ont incarné plus que d’autres ce vent de renouveau dans le Rock, toujours est-il que de nombreux groupes l’ont porté à leur façon. De la musique Californienne du quartier de Haight Ashbury avec le Jefferson Airplane, Hendrix, The Grateful Dead jusqu’à Pink Floyd par exemple, il y a un océan, on est pourtant dans le même mouvement de renouveau.

8- Comment expliquez-vous le renouveau du psychédélisme depuis les années 90, renouveau qui s’est accéléré depuis quelques années en France par exemple et particulièrement dans le sud de la France ( Marseille, Toulouse) et dont vous faites partie ?

Sur un plan musical, Il nous semble que Anton Newcombe porte une lourde responsabilité dans le renouveau du Rock dans cette veine 70’s à la fin des années 90 avec Le Brian Jonestown Massacre. Il a lui-même digéré et réinterprété presque 40 ans de musique, de Bowie aux Spacemen 3, redonnant vie à un son très « vintage », et remettant en scène une musique qui puise dans des sonorités oubliées, des amplis à lampes, de l’authentique, sans traitement numérique, un son originel, un retour aux racines jusque dans les méthodes d’enregistrement et de production.
C’est une différence avec les générations précédentes, la technologie permet aujourd’hui de produire sa propre musique de façon indépendante sans avoir autant de moyens matériels de nos aînés, et pouvoir la diffuser via le net, c’est une évolution importante qui change le paysage musical, peut-être plus diversifié, un mélange de bricolage, de débrouille et de technologie. Tous les musiciens passés dans ce groupe ont par la suite montés leurs propres projets, fondé des groupes qui ont eu une certaine audience internationale et qui se produisent encore aujourd’hui, inspirant à nouveau d’autres musiciens.

Expliquer pourquoi un renouveau du genre s’est accéléré en France, difficile, peut être que nous n’avons peut-être pas assez de recul.

Mis à part deux ou trois groupes comètes mis en avant par des Majors et qui ont disparu depuis 4 ou 5ans, ce que nous voyons en tout cas, c’est un point commun entre les groupes qui sont acteurs de ce renouveau. Tout cela se fait sans Label, sans structure de production, on est dans le DIY, dans l’autonomie la plus totale, sans argent, sans soutien du système économique de la production musicale. Les structures qui supportent les groupes sont le plus souvent associatives, le fonctionnement est basé sur les réseaux locaux, sociaux, le bouche à oreille, l’underground ! Et c’est un point commun avec le mouvement psychédélique des années 60/70.

A notre avis, l’accélération du renouveau dans ce genre musical à Marseille ou Toulouse n’existerait pas sans ces associations, sans ces personnes et groupes qui se démènent pour faire vivre cette musique dans leurs villes.

9- Le psychédélisme des 60-70 ans et celui qui revient aujourd’hui sont liés à une incertitude économique et politique. Est-ce plus qu’une coïncidence? Qu’est-ce que le psychédélisme dévoile sur notre époque?

Oui, tout à fait, une incertitude économique, politique et sociale ! Comme nous le disions précédemment, si l’on considère que le Rock est le produit de son époque, c’est peut-être plus qu’une coïncidence. Nous savons que l’on vit une époque trouble, nous n’avons pas su régler collectivement le problème de la répartition des richesses, du temps, du travail. Les problématiques qui se posent aujourd’hui comme l’écologie, le réchauffement climatique, les rapports nord/Sud. N’existaient pas il y a 40 ans. Nous voyons des forteresses se dresser, des replis identitaires, des fossés qui se creusent au sein d’une même population et entre les populations de continents différents. L’humanité se fragmente dans des oppositions que certains présentent comme « civilisationnelles » … Il nous semble que notre génération, à la différence de celle des 70’s est moins insouciante parce qu’élevée dans la peur de la guerre, du chômage, du sida, de l’immigration… Le monde est plus violent qu’il y a 40 ans, les conditions de vie des plus faibles sont plus âpres, quelque part, on est aussi les enfants des années Punk, du désenchantement, cela se perçoit à notre sens dans le PsychéRock d’aujourd’hui. Il est plus sombre, plus lourd, plus noir, mais le noir c’est aussi la reine des couleurs disait Renoir. Il n’y a pas de fatalisme, de résignation, c’est sûrement aussi la force du Psyché, sa capacité à nous extraire de cette réalité, aller plus loin, s’échapper le temps d’un morceau et reprendre son souffle.

Le Rock se fait écho de ces tiraillements, et joue son rôle contestataire; dans sa forme d’existence en dehors d’un système, dans son refus de conformité et d’uniformisation, en faisant autrement pour proposer autre chose que ce dont nous sommes abreuvés.

10 -Le psychédélisme essaie de fournir d’autres formes de vision ou de sensation. Quelle visions ou sensations souhaitez-vous apporter à votre public?

Si l’on nous dit avoir été transporté durant un de nos concerts, nous sommes heureux. On ne cherche pas forcément à faire danser, on cherche à faire naviguer, dans des eaux plus ou moins houleuses voire des mers démontées, raconter des histoires, caresser, secouer, chuchoter et mettre pas mal coups de pieds au cul (musicalement parlant, bien sûr), tout ça en donnant le maximum d’énergie possible pour emmener ceux qui viennent nous écouter. On essaie du faire du Rock en somme !